à l'occasion du RIF, dit Rassemblement Inter Fédéral pour les intimes, et abandonnant lachements mes camarades organisateurs nous voilà partis, mes acolytes de mur d'eau, 2 autres canyonistes perdus dans le Vercors et ma petite personne pour la célèbre descente de Moulin Marquis.
Je dis descente, parce que c'est pas vraiment un canyon. Disons une cascade (pas très bouillonnante certes) de 360m. Tufs et mousses à volonté, réservé aux amateurs de gaz et de rappels.

schématiquement, la descente ça donne ça, avec les relais en rouge. Enfin, à peu près. Disons pour schématiser qu'il y a plein de relais partout. Alors l'idée, c'est de ne pas prendre ceux qui sont tous vieux et pourris. Déjà, parce qu'ils sont vieux et pourris. Et parce qu'en général ils sont mal placés pour les rappels de corde. Globalement, on a tiré des grandes longueurs un peu partout sans trop réfléchir pi ça allait bien.
Qui plus est, réfléchir, ça fatigue!

par contre, certes, niveau encaissement, il y a à redire, mais niveau vue ... franchement, c'est imbattable. Sur le Vercors, je ne vois que le Ruzand qui pourrait rivaliser! Et je ne parle pas de la belle vue sur les deux mââles qui font les beaux au relais, mais de celle sur le plateau (désolée Guillaume et Juan ... mais oui, vous êtes beaux!!)

Gros inconvénient sur cette descente: le poids des cordes ... A chaque rappel on s'explosait les bras pour gratter les premières dizaines de mètres. Surtout que vu que ça frotte partout, et vu qu'on est pas non plus des kamikazes, toutes les longueurs étaient équipées à double. Alors pour les grands costauds qui m'accompagnaient, je dis pas, mais là j'ai regretté de pas peser plus lourd, je vous le dis!


on a même rencontré, au cours de la descente, un bel objet jaune fort pratique... oui, les protège corde Résurgence, là, à droite, qu'on s'est empressés de s'approprier le temps de la descente ... en attendant le jour prochain où je pourrais le rendre à son propriétaire légitme (quoique un peu maladroit...)

à défaut d'un aspect vraiment ludique, en attendant, cette descente nous a réservé de beaux jeux de lumière et d'ombre, très esthétiques

enfin, moi je trouve!

ce qui est surprenant, c'est que si le premier rappel était monstrueusement impresionnant, on se faisait bien à l'ambiance et à la verticalité... à tel point qu'à l'avant dernière plate-forme, on avait l'impression d'avoir fini la descente, alors qu'il restait un bonne centaine de mètres à parcourir !!!!

et au final, en regardant la bête, et bin on se dit "ah oué quand même, on l'a fait!!!"