de canyon en canyon, mais pas que ça en fait....
comme je le disais il y a une dizaine d'articles: non, je ne suis pas une monomaniaque du canyon. La preuve?? je suis partie 19 jours au venezuela, et cela même pas pour descendre Salto Angel (la plus haute cascade du monde, une bagatelle de 960m, je l'ai même pas vue, c'est dire!)
armée de patchs de néoprène mouillée pour éviter le manque, j'ai tenu tout ce temps, et même, horreur et comble de la bassesse, je me suis bien régalée! Faut dire que c'est assez joli comme pays... pi quand on aime l'eau, on est servi, y'en a sous toutes ses formes, surtout sous forme de pluie d'ailleurs, faut dire que c'en était la saison (des pluies)
alors voila la raison première de mon voyage au venezuela: non, pas visiter le village des stroumphs (merde, comment ça s'écrit ce truc, déjà???), mais aller vor les tepuys (prononcer Tépouilles si vous voulez pas passer pour un couillon)
voilà, un Tepuy, c'est ça (le Kukenan en l'occurence): un plateau de grés posé incongrument au milieu d'une pseudo-plaine. Alors pour la petite histoire, il s'agit du massif des Guyanes, une des plus anciennes formations rocheuses au monde, qui s'est érodé au fil du temps pour ne laisser maintenant qu'un archipel de ces îles éparses entre le nord du Brésil et le Sud du Guyana et du Venezuela.
donc c'est raide, mais ô chance, en fait il y a un cheminement assez facile et astucieux qui permet d'accéder sans souci majeur au sommet du Tepuy que nous visions, le Roraima, qui s'avère aussi être le plus haut de tousJe m'empresse de corriger l'impression tout à fait fausse que pourrait induire le terme "cheminement assez facile". Comme me le faisait justement remarquer Maitre Tonio, un des protagonistes de cette histoire, la vérité m'oblige au contraire à dire que cette ascension est réservée aux montagnards avertis.
Ou mal informés, à la rigueur....
Montée un peu rude, quand même, donc, disais-je, 1800 mètres de dénivelé, mais l'arrivée au sommet en valait la peine, non? C'est vrai, quoi, aller presque au bout du monde pour une telle ambiance, la vue imprenable sur les nuages, la pluie, et même au final la nuit...ça valait la peine!!!!
Bon, OK, y'a des moments où je me suis dit que quitte à être sous la pluie, j'aurais pu rester en Lombardie!!!
Mais bon, quand ça se dégage, tout de suite, ça le fait plus, non? Avec cette fois une vue imprenable sur la forêt du Guyana. Parce que coté vénezuela, y'a plus de forêt depuis un incendie il y a une centaine d'année qui l'a fait disparaître...
Ce qui corrobore les dires des amis de l'environnement qui tirent l'alarme sur la déforestation de la forêt amazonienne, puisque pendant tout ce temps, la seule végétation qui ait repris, c'est une herbe vivace et coriace mais inexploitable.
toujours est-il qu'après le royaume des plantes carnivores et des pupi-puri, nous sommes allés visiter le fief des palétuviers et des moustiques. Parce qu'il y a quand même un truc merveilleur au Venezuela, c'est qu'on peut s'y faire piquer de milles façons différentes. Ca rajoute un certain charme au voyage (je résiste à l'envie de dire que ça donne du piquant ...eh, non, j'ai craqué!!!)
Donc disais-je, avant cet aparté, une fois la parenthèse sportive achevée, nous sommes allés visiter le delta de l'Orénoque. Trés beau aussi, et nettement plus plat.
pirogue à moteur principalement, mais aussi un peu de pagayage histoire de se soigner les bras (pour les jambes, le Roraima s'en était largement chargé!)
Décor de rêve, ça fait même limite trop, les palmiers et tout le tintouin, limite j'hésitais à mettre une photo pareille en ligne car comment après faire croire que c'était le voyage de l'extrême???
pendant ce temps là, mes petites camarades dans le bateau jouent les naïades, paréos et fleurs de cacao sauvage à l'appui
dans un village où nous passerons la nuit, j'ai retrouvé la copie du cours d'élocution auquel un ami avait eu droit lors de son mastère à quelques dizaines de milliers de francs. C'est dire si le système éducatif est bon au Venezuela, les enfants ont droit dès l'école (et sans doute gratuitement, qui plus est) à des cours pour lesquels il faut payer des fortunes pour accéder, en France, après un bac +5 !!!
Après ces considérations profondes sur le système éducatif de l'Etat Bolivarien (et néanmoins chavezien) du Venezuela, j'embraye sur une autre phase cliché de mes vacances, à savoir ... la plage des Caraïbes! Eh oui, rien ne vous sera épargné! Donc au programme: eau limpide, encore palmiers, sable,
on se déplace en bateau, petite ballade à pied,
des couleurs superbes dans le village au crépusculebaignades sympathiques
et un peu de snorkeling pour admirer les coraux!
et ça, c'était vraimenttrop trop beau!