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de canyon en canyon, mais pas que ça en fait....

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Madagascar 1

récit du début de mon périple sur la Grande Ile !

arrivée à Tana sans encombre, j'en repars le lendemain, direction le sud par la RN7. Au bout de 2h seulement, mon taxi brousse part, pour me déposer à Antsirabe 3h plus tard. C'est un véhicule de grand luxe: il s'agit d'un taxi be "zone nationale": contrairement à leurs collègues "zone régionale", ils n'accomodent qu'une seule et unique personne par siège... oh bin tiens, finalement non, nous sommes bien 4 par rangée!

Séjour rapide à Antsirabe, hébergée super gentiment par Vanessa, de Couchsurfing. Super discussions, accueil démoniaque. Le seul inconvénient est que j'y ai rencontré Mirka, Polonaise de sinistre mémoire comme la suite des évènements va le prouver!











Avec la-dite Mirka, ainsi qu'une dizaine d'autres personnes, nous constituons un groupe pour un voyage organisé à la malgache qui part pour une semaine de folles aventures, sous le thème de l'eau, non pas qu'il s'agisse de canyoner (je suis en cure de désintox) mais parce que c'est la saison des pluies









3 jours de descente en pirogue de la rivière Tsibirinha, vu des lémuriens, mangé plein de mangues, nagé un peu dans l'eau, de bons gros orages l'après midi.

Mangé trop de manguespeut-être car le dernier jour grosse tourista, j'étais super abattue, donc j'ai été amenée gentiment en Zébulance à l'hotel, à 4kmde la rivière.
Une Zébulance, c'est une charette à zébu où tu mets les bagages et les Vasaha pas en forme.

C'est pas très confort mais tout terrain, ça passe partout, meme dans 2m d'eau, les zébus nage, la charrette flotte et tu surfes en essayant de tenir les bagages. Un très très grand moment, avec de grands éclats de rire des Malgaches qui, allez savoir pourquoi, se bidonnent tout le temps dès qu'il y a un vasaha.

Ah, oui, un vasaha, c'est un étranger, pour ceux et celles qui n'auraient pas voyagé dans ce beau pays!




Je me suis vite remise, et ça tombe bien car le lendemain nous attendait un sympathique périple en 4x4.

Notre petit groupe continue donc sa route, d'une façon plus terrestre, aurait-on pu penser...erreur fatale, saison des pluies obligeant, les pistes sont aussi navigables que carrossables.

 Groupe super sympa d'ailleurs sauf un casse-bonbon de première, que nous larguons d'ailleurs à ce moment là et... la Polonaise, charmante la plupart du temps et complètement hystérique sinon.
Il faut bien 7h pour parcourir les 180 km qui nous séparent des Tsing de Bemaraha, le temps de pousser le 4*4, repartir, s'embourber de nouveau, repousser, tomber sur un autre 4*4 bien dans la boue, avec 3 vasahas tout cons qui restent comme des glands à rien faire. On les sort. On repart. Re embourbés...

Bref, nous arrivons le soir aux Tsingy dans un village notable pour 2 points: le nombre de manguiers, et le nombre de mangues sur chacun. Incroyable. C'est pas comme ça que je vais aller mieux. Après le supplice chinois, le supplice malgache: avoir la tourista et dormir dans un champ de manguiers...

Visite des Tsingy le lendemain, j'en rêvais depuis si longtemps, extraordinaires formes d'érosion, un site unique, incroyable. Encore des lémuriens qui nous pissent dessus: sans doute un geste de bienvenue.
Le site est dantesque. C'est si labyrinthique que les premiers explorateurs se munissaient de fils d'Ariane, et on comprend bien pourquoi!


La nuit, un orage tropical comme seuls les Tropiques savent en faire, et pour cause. Le lendemain, la rivière que nous devonstraverser est en crue, nous attendons un peu puis partons quand même (en bac). Avec la pluie, la piste est encore pire: nous serons les derniers 4*4 à passer de la saison, cela devient impraticable. Nous poussons un camion brousse qui s'est mis en travers, et nos véhicules aussi bien sur


Arrivée à Morondava tard, d'autant plus que nous tombons en panne d'essence, et ne roulons pas très vite, car nous avons en tout 3 phares en fonctionnement pour 3 4*4. Le notre en a deux, c'est un véhicule de luxe (à part du point de vue consommation peut-être)
Repas délicieux, à tomber par terre, nuit dans un cabane au bord de la mer,plus près, ça s'appelle un pirogue.
A propos de pirogue, nous partons le surlendemain pour Belo sur Mer. 3h maximum nous affirme Felix, notre piroguier Vezo. Sans préciser qu'il s'agissait d'une hypothèse optimiste avec un vent de dos. Nous avons le vent de face. 7h plus tar, notre pirogue nous dépose sur une plage. Déserte. En nous disant que Belo c'est devant, et qu'ils nous rejoigneront avec nos bagages quand les vents le permettront.
Nous marchons une heure en plein soleil avec le vent et le sable qui nous fouettent. Nous échouons telles de grosses merdes dans ce village que nous n'avons plus l'énergie de trouver mignon (mais qui l'est) et 2 cocas plus tard, nous reprennons un peu vie.
Nous, c'est Marie, une des filles du groupe précédent avec qui j'ai sympathisé et moi. Les 2 Hollandais sus-mentionnés suivent dans un autre pirogue. On se sent un peu des grosses merdes car nous n'avons rien fait de la journée, tandis que les deux piroguiers, eux, se sont battus comme des perdus. L'un à la barre, et on voyait que c'était un peu physique. L'autre debout sur le balancier de la pirogue pour tenir l'équilibre de notre frèle esquif en balsa. Et en plus ils ont la pèche le soir. Les Malgaches sont parfois agaçants.
En fait, c'est un village de rève, une fois reposés. Après avoir mangé une langouste de 2;5kg à trois, il faut dire qu'on a plus la forme. Je suis plus malade, finalement. C'est trop bon!
Jeny, notre collègue sympathique et néanmoins hollandaise, elle est plutot mal en point: des piqures et des égratignures qui se sont infectées à force de mariner dans les eaux boueuses où nous 4*4 se vautraient tels des cochons. Nous allons à l'hopital local, car il y en a une, dans ce mini-village du bout du monde.
La médecin n'est pas là, mais la sage-femme oui. Ca tombe bien, il n'y avait pas d'accouchement. Elle soigne donc Jeny
Nouveau départ après un jour de repos, de plage, de cocotiers et un énorme mérou dansle ventre
Encore 2 jours de pirogue, cette fois avec le vent de dos. Quand il y en a. Encore 2 journées de 9 h en mer, donc...
Vu un couple de dauphins qui font les zandouilles dans les vagues
Nous passons aussi l'estuaire d'un fleuve ce qui est un grand moment. En effet, Madagascar souffre malheureusement d'un ravinement intense, ce qui fait que les fleuves sont ULTRA limoneux (bains de boue avec option crocodile, tentant, non?). Vu de loin, on se disait, tiens, c'est bizarre, on dirait que c'est la terre en face de nous, avec plein de bateaux dessus... et bien en fait non, mais tout simplement, l'eau turquoise du canal du Mozambique devenait marron !
Arrivée à Morombé, ville sympathique et pas du tout touristique vu le bordel pour y aller:3ou4 jours en mer, ou 17h de taxi-brousse. Donc pour repartir, on sait ce qui nous attend.



Le Rasta Bus est matinal. Départ 2h nous dit-on.
Oh, et puis changement d'avis, départ minuit. On passera vous réveiller...
Et finalement, à23h15, nous sommes en bas de l'hotel, mais ... le bus est reparti,
il revient 1/2h plus tard,il a chargé de gens, et surtout ... des poissons. Plein. Séchés, heureusement. Nous en avons jusqu'au niveau des fauteuils... L'odeur est ... maritime, dirons-nous.
Les poules et autres volailles voyagent en seconde, sur le toit. Elles protestent vigoureusement, tant qu'elles en ont l'énergie. A l'arrivée, elles protestent toujours,mais moins vigoureusement.


Arrivée 18h à Tuléar...j'en peux pluuuuuuuuus! un poisson et au lit, ah, oui, une douche aussi!

Le lendemain, je repars pour Manguily, station balnéaire tout à fait sympathique hors saison. Les vieux vasahas ventrus y cherchent l'amour à tout prix, les jeunes malgaches vendent des colliers et d(autres souvenirs locaux, les poissons nagent et les cocotiers ombroient.

Ballade dans une foret de baobabs, plein de lézards jolis. Je tombe sur une ONG sympa qui est en train de faire un chantier d'hotel pour du tourisme équitable. On discute charpente.
Masque tuba au dessus d'un très joli récif corallien, plein de poissons, retour en pirogue.
quelques Three Horses Beers, rhum arrangé, poisson, calamars, crevettes, massage sur la plage en rigolant avec Suzette, masseuse de choc, du zébu quand j'en ai marre des produits de la mer. Bref, du bonheur, du calme, du repos...surtout pour Marie, qui est malade pendant ce temps, malheureusement pour elle!


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