de canyon en canyon, mais pas que ça en fait....
un canyon atypique: les gorges sont situées juste en dessous du lac de retenue du glacier d'Alestch, le plus grand d'Europe (le glacier, pas le lac). Pour ceux qui ne connaissent pas, voilà une photo de la bête:
Conséquence logique, le débit maximal de la rivière (on ne parle pas de ruisseau à ce stade) est de 180 m3/s, avec une moyenne journalière estivale à 130 m3/s....
donc, merci le barrage qui turbine tout cela, avec un débit de réserve de 30 l/s, ce qui, au vu des trous de souris dans lesquels on doit passer, est suffisant.
Autre spécificité en effet: une grand partie de la descente se fait sur et dans des chaos de blocs. Mais pas notre habituel caca-bloc, non non non: des blocs cyclopéens de plusieurs dizaines de mêtres. Le plus souvent une ligne a été équipée au dessus des blocs, donc à des dizaines de mêtres de l'eau, et une autre ligne descend dans l'actif, auquel cas il faut souvent chercher les passages entre les blocs. Ca fait penser à certains canyons de la Sierra de Guara, avec de l'eau plus froide!!
Il va de soi qu'un arrêt même partiel des turbines n'est pas envisageable en cours de descente. Vu que nous sommes en Suisse, ceci a été organisé, car on peut appeler un répondeur pour savoir si des manoeuvres sont prévues. Pas de chance, c'est en schwytz deutsch, et avec un tel accent que même mes collègues Suisses ont du mal à comprendre ... autrement dit, accrochez-vous!
En prime, il faut savoir que les portables ne passent pas au départ du canyon (pourtant un excellent coin de bivouac)
