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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 10:22

J'ai un peu la pression pour cette première sortie dans cette grotte car on sait qu'il s'agit toujours de très grosses journées dans un grotte très physique de part la présence d'un méandre assez long et de boue, encore de boue, toujours de boue au fond....

Je sais qu'on est partis pour environ 16h. Je n'ai jamais passé autant de temps sous terre, alors j'ai prévu plein de bouffe en essayant d'avoir un sac pas trop lourd...

7h30, plus ou moins, départ du chalet de Sous-dine où le Scasse fait un mini-camp. Je dis plus ou moins car si Bertrand et Sam partent à l'heure prévue, Norbert et moi devons attendre Alain qui bon ... c'est Alain, quoi, il se prépare sur un autre rythme, un autre fuseau horaire que le commun des mortels...

8h45: Préparation à l'entrée de la grotte sous une pluie fine, sous l'oeil blasé des chamois du coin qui en ont vu d'autres. Il faut presque leur filer un coup de pied au derrière pour accèder à la grotte. Pendant ce temps les cerfs dans la forêt voisine brâment à tout va, depuis notre départ du chalet nous les entendons, et tout porte à croire qu'ils ne sont pas prêts de s'arrêter

9h30: Bertrand et Sam filent devant, suivis par Norbert, moi puis Alain. Norbert caracole allègrement, profitant de sa vitesse pour fumer quelques clopes en douce pendant qu'Alain me fait une visite guidée, avec plein d'astuces en chocolat pour la remontée, ce qui sera fort utile de nombreuses heures plus tard. Le grand méandre est vite passé, puis une petite pause à la cafet le temps d'y laisser un peu de vivres et d'eau, et c'est reparti. Avec les aménagements en place, le méandre qui déchire est une formalité! Il y a de beaux puits, surtout au début. Sur la fin, ça devient boueux, puis de pire en pire, puis on s'approche de l'immonde...

12h45: l'équipe 2 rejoint la 1 à l'entrée de la galerie du shunt. Tout le monde a pris la couleur locale: version camouflage! Nous faisons chauffer une soupe, et c'est parti...

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13h30: Alain fait chauffer le transplantoir, Norbert va fumer,je plie du fil de fer. Resituons l'objectif tel que discuté avec Bertrand:

- 1/2h de désob pour agrandir le passage le plus étroit

- dérouler la jolie bâche rose Evian sur la glaise et la fixer au moyen d'arceaux métalliques

- faire la topo

- et en prime, si on pouvait refaire la déco, pourquoi pas

C'est vraiment pas du tout facile, on est scotchés au sol, et c'est super étroit, forcément car sinon, on n'aurait pas besoin d'agrandir. On fini par trouver la solution: Alain fait 1/2 tour au fond et revient face à moi. Il gratte, parfois aidé par moi, coincée à l'egyptienne dans l'étroiture, qui transfère sur Le Traîneau Rose, que Norbert tire ensuite vers lui. 

Un apparté s'impose sur cet géniale invention de Norbert: Le Traîneau Rose. Ou: comment faire beaucoup avec peu. Il s'agit d'un bout de la bâche Evian (félicitations pour la trouvaille: elle est super costaud, on pourrait lui trouver bien des usages) attachée à 3 sangles dyneema (on n'avait que ça) par une tête d'alouette, en retournant la bâche sur le noeud, bien refermée par un bout de fil de fer pour pas que ça s'arrache. Avec ça, on vous fait un ballet rose à trois pendant 4h30!

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Car oui, la demi-heure de désob s'est métamorphosée en 4h30. Impossible d'arrêter le psychopathe au transplantoir, c'est une machine qui une fois lancée ne s'arrête plus. Norbert et moi nous relayons au poste le plus pénible, mais Alain ne s'arrête pas un instant. Impressionnant. A mon avis il ne carbure pas qu'à la noix de Grenoble, le garçon....

Gros coup de mou pour moi vers 17h, après avoir fait un bon bout de temps dans l'étroiture. Du coup c'est Norbert qui s'y colle, mais ses bottes se rapprochent de plus en plus de la sortie. Ca avance. La petite salle à l'entrée commence à se remplir de glaise, à force! En tous cas le traîneau aura bien rempli son office!

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18h et quelques: Norbert et moi organisons une grêve en refusant d'évacuer les déblais d'Alain qui, sans ça, serait encore en train de creuser à l'heure qu'il est. Et encore il a fallu lui faire admettre que, non, nous n'irions pas non plus au fond voir le travail de Sam et Bertrand étant donné que l'heure de demi-tour avait été fixée à 17h...

18h30: Nous sommes rejoints par les deux compères du fond, pas super contents de voir que nous traînons encore au fond, pas super contents de ne pas avoir plus avancé de leur coté non plus. Mais au moins l'étroiture du shunt a été très largement améliorée, espérons que cela sera utile pour la suite. Reste toujours à fixer la bâche-toboggan et faire la topo.

19h: début de la remontée, du coup nous sommes 5, ça prendra un peu plus de temps.

21h50 à 22h40: tout le monde arrive à la cafet où les réchauds font régner une chaleur plus qu'agréable, mais traîtresse, il ne faut pas trop s'éterniser.

1h50 à 2h50: tout le monde sort, accueillis dehors par des miriades d'étoiles et un concert de brames (quel tempérament, ces animaux!)

4h: arrivée au chalet, une soupe vite fait et tout le monde se plonge au lit pour une courte nuit

4h30: tout le monde rêve de glaise, de transplantoirs et de bâche Evian

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 08:43

Exercide annuel du SSF 74 auquel je participe pour la première fois en tant qu'équipière de base pas bien au point.

Le trou choisi est la Merveilleuse dans le Parmelan, une des grottes les plus classiques de la Yaute, une très belle traversée parait-il. Pas de chance pour moi je suis dans une équipe tout près de la surface, je n'en verrai donc qie le début. Mais ce n'est que partie remise.

Deux PC sont installés en surface, dont un au parking avec la Croix-Rouge qui monte des tentes géantes partout et s'occupe même de nous préparer du café et de la bouffe. Trop cool.

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de là, un hélico de la Sécurité Civile vient prendre tous nos très nombreux sacs, ça c'est super cool aussi. Bon ça ne ressemble un peu à rien car nous avions prévu qu'ils aient un filet pour transporter les chargements... et ce n'était pas le cas. Il a donc fallu improviser en attachant tous les sacs entre eux...

 


 

 

Le deuxième PC est juste à l'entrée de la grotte, où Jeff se prélassera au soleil toute la journée.

Entre les deux, une liaison radio via une grosse antenne installée dans la montagne pour l'occasion.

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Nous entrons tôt dans la grotte, pour bosser un peu les manips qu'ils disaient. Nous dédaignons le puits d'entrée et le toboggan qui lui fait suite, alloués à l'équipe 1 dite "équipe des écureuils", on en reparlera ultérieurement. Notre premier obstacle est donc le méandre précédant le P48. Mmmmhhh, ça a l'air étroit cette affaire... nous sortons notre arme secrète, Alain, dit "le gabarit SSF". Et comme le dit le vieux proverbe des cavernes: "Si Alain doit enlever le baudrier pour passer, il faudra débrêler le blessé!".

A savoir donc que la civière ne passera pas. Ce qui signifie que sur un vrai secours une bande de furieux ferait tout pêter. Et que sur un exercice, le blessé fictif profitera d'une rémission miraculeuse, providentielle et provisoire à cet emplacement (lève toi et marche) et passera en dehors de la civière (ce qu'on appelle débrêler, et je n'ai pas la moindre idée de pourquoi). Si c'est une blessé fictif particulièrement sympa ou frigorifié, il aidera même à passer la civière dans l'étroiture.

On laisse donc tomber l'affaire et on passe à la suite, le P48: avec Alain on se charge d'équiper le haut (5 nouveaux spits: moralité: c'est pas parce qu'il y a déjà eu un exercice secours que la cavité est pré-équipée: en l'occurrence les spits étaient pourris...), Sylvain double les cordes de progression en rajoutant lui aussi des points. 

Nouki et Hervé pateaugent un peu pour se décider à l'équipement du P23 et du plan incliné. Le Boss secoue tout le monde, et nous donne la marche à suivre. Les directives données tout est rapidement prêt... 2h avant l'heure de passage prévue pour notre blessé fictif. On se gèle un peu, on décide donc de se réchauffer en remontant pour aller manger dehors.

Entretemps l'équipe 1 a installé un parc d'accrobranches dans les arbres, de vrais écureuils vous dit-on! L'idée est que la civière sera extraite du puits d'entrée en tirant depuis les arbres. Et les arbres en question ont même été haubannés pour que tout se passe bien.

Finalement, à peine le temps de manger un bout puis boire un café et il faut redescendre, juste à temps pour jonctionner avec l'équipe Assistance Secours Victime qui, comme son nom l'indique, remonte sans blessé (mais avec de jolis kits). 

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La remontée du P23 ne se fait pas sans mal, 2 poulies de renvois créent un max de frottements, il faudra donc envoyer en contrepoids Nouki lesté d'un kit de 30 kg de pierre, puis un coup de main de Tof, puis, aux grands mots les grands remèdes, je me mets en contrepoids supplémentaire. L'équipe ASV a trop bien fait son boulot, fallait pas nourrir Charlot!

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Pour le P48, notre arme secrète (Alain) fait de nouveau des merveilles pour remonter la civière. Hervé et Laurence étant postés en bas, le Scasse ne disposait pas d'espion en haut du puits pour assister au rétablissement de la civière dans l'étroiture de sortie, mais l'histoire raconte qu'ils en ont chié! ssf1--11-.JPG

En attendant que la civière et les équipies remontent .. et bien on s'occupe comme on peut, certains se transforment en lampadaire, mais ça ne suffit pas tout à fait à nous réchauffer.

 

Hervé et moi sortons derniers à 2h du matin en déséquipant les puits au passage.

 

Contents d'être dehors, même s'il n'y fait pas chaud non plus.

Entretemps, vu que la nuit nous n'avons pas droit à l'hélico, tout le monde s'est réparti les charges. Comme une brave nouille, je demande ce qu'il reste à porter ... et comme un Judas ce traître de Jeff me dit "ah bin tiens si t'as rien à porter t'as qu'à aller démonter l'antenne radio"....

Ca sert à quoi d'avoir un ami au PC, j'aimerai bien le savoir, ...

Et c'est ainsi que je me retrouve en pleine nuit dans les bois avec un inconnu ... ah, il est beau, le SSF, vraiment...

surtout qu'on se fait du coup dépasser par l'équipe de débalisage, menfin bon le chemin étant facile à trouver, on ne se perd pas malgré tout!

arrivée au PC principal, qui en pleine nuit brille de milles feux, on croirait un festival! Il est l'heure de:

1/ se jeter sur la soupe et les pâtes de nos amis de la Croix-Rouge, très appréciés (la soupe, les pâtes et les amis de la croix-rouge!)

2/ jeter la tente 2 secondes

3/ se jeter dedans pour une courte nuit, car le debriefing a lieu tôt le matin pour que tout le monde reparte ensuite chez lui

 

une bonne journée qui permet de rencontrer tout plein de nouvelles personnes, rigoler, bosser, et aussi au passage se rendre compte qu'il y a du boulot pour vraiment être efficaces dans le cas d'un éventuel secours...

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 07:10

Une grosse gross sortie organisée par Gus pour emmener son fils et ses amis, tous grimpeurs, faire cette longue et belle traversée.

Sortie en gros groupe donc, car nous serons 10, certes ce n'est pas l'idéal pour une sortie aussi longue, mais cela permet d'envisager d'apporter, en plus des cordes, de quoi rééquiper. La suite montrera qu'il y a de quoi faire.

Levé 4h et des brouettes, départ 5h de la maison, RDV au parking de la Diau à 6h, nous sommes à 7h au parking de l'Anglette, bien loin au dessus d'Aviernoz après une piste sur laquelle Gérard fait le malin avec son 4x4, nous moins avec nos voitures.

C'est parti pour une heure de marche d'approche, on se répartit le matos. Ceux qui ont des petits sacs à dos en prennent un autre à la main. C'est pas pratique pour marcher, mais ensuite dans la grotte cela s'avérera bien mieux que mon sac de 45l. En effet on m'avait dit que c'était grand la Diau: erreur, mauvaise interprétation de ma part, en fait le COLLECTEUR, la Diau est grand. Avant, il y a pas mal de parties pas si grandes, notamment quelques méandres. Donc conseil : sac de 35l maximum.

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Bref nous attaquons le P88 d'entrée, marqué par la présence d'un bloc bien instable juste à l'entrée, quelque chose de bien craignos qui va imposer une action d'ici peu sous peine de faire un secours...On ne sait pas, dans le cas où il bascule, s'il bloquera tout, broiera les cordes, aplatira les collègues en dessous ou quoi... bref on passe tout doucement en faisant passer les kits. 

Bertrand et Raf iront le faire pêter une semaine plus tard, donc le problème a été réglé, et bien réglé!

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Gérard est parti devant équiper, ensuite ses fils et leurs potes (des grimpeurs plus ou moins débutants en spéléo) suivaient. Ensuite on était les 3 du Scasse. On avait aussi le perfo, 10/15 goujons et plaquettes, des chaînes. Merci à Bertrand qui avait prévu de prendre ses amarrages inox, parce que sinon on n'aurait eu que les goujons galva.

Le premier entre dans la grotte à 8h30, le dernier y entre à 9h30: l'avantage des gros groupes !!!! Sur le plateau il pleuviote gentiment, c'était pas vraiment le farniente, mais en bas, à attendre les cordes, ils se sont pas trop régalés non plus.

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On rééquipe les 2 relais intermédiaires du puits d'entrée en mettant des chaînes, on doit repasser les cordes dans les nouveau relais, on tricote, on ravale, bref, qui a dit qu'il faisait froid dans la Diau? On crève de chaud! Par contre en bas, ils trouvaient sans doute le temps long. En fait niveau organisation, on aurait dû se caler un peu mieux, l'équipe de devant aurait pu poser des chaînes, ce qui les aurait occupé et nous aurait fait gagner du temps. 


On continue et on trouve plein de boulot à faire en cours de route, on pose des chaînes, bref on s'occupe toujours. On fait filer les kits de corde devant au fur et à mesure. Ca avance, mais pas très vite quand même... Bonne attente en haut du P62, certainement du à l'heure de décalage entre le premier et le dernier, heure pendant laquelle les cordes du puits d'entrée étaient monopolisées.

Au moment où on se demandait pourquoi Bertrand avait pris le perfo on comprend: le haut est broché mais ensuite on tombe sur des spits parfois tout moisis. Il est trop content, Bertrand, il ne porte pas un sac de Sherpa pour rien ! On perce, on fixe, bref, on continue à s'activer. On fignole pas trop non plus car devant ça attend et ils se caillent, contrairement à nous, qui commençons à trouver que la Diau est une grotte subtropicale.

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Soit dit en passant: c'est beau! A part le secteur vers le mur de glaise où ça ressemble un peu à rien (enfin ... on a vu pire!), c'est vraiment très classe! En plus c'est varié, bref un régal.

Mais bon avec tout cela au bout de 5h sous terre, nous n'avons parcouru que la partie jusqu'au "mur de glaise" qui normalement se fait en 3h max... on commence à s'inquiéter .. on a prévu une alerte secours à 6h du matin, serons-nous sortis à temps? Il faut dire que se conjuguent les effets de la taille du groupe et le temps passé en rééquipement. Pourtant je trouve qu'on traîne pas trop, mais le temps passe vite quand on s'occupe !

Heureusement il s'agissait aussi de la partie la plus technique avec des puits fractionnés. La suite se déroulera plus vite.

On rejoint notre Gus et son équipe en bas du superbe puits des Echos, où on dégaine les réchauds, tournée générale de soupe et de thé!

On se met en néoprène, la suite est active. Du coup les kits sont un peu plus légers. On reprend la partie des amarrages que nous avions laissé à l'équipe de devant et c'est reparti. Du coup nous avons à peine eu le temps de nous poser car les premiers attendaient depuis trop longtemps. Là on avait mal géré, il aurait été plus malin qu'ils aient les réchauds, l'attente aurait été plus agréable pour eux.

On rejoint donc l'actif, c'est super super beau. Il y a des passages en oppo dans des méandres plus ou moins mondmilcheux où il faut faire un peu plus attention. Puis, en dehors de quelques broches bien utiles, on retombe malheureusement sur des amarrages de la guerre de 14. On ne sort plus le perfo car la sortie va finir par être trop trop longue donc on note sur un carnet au fur et à mesure pour pouvoir organiser un rééquipement futur.

On admire aussi les creusements, parce que c'est vraiment superbe, mais je l'ai déjà dit, peut-être?

Sur la fin des puits, vu qu'ils n'ont plus besoin de cordes devant ... eh bien ils nous les laissent!

Ce qui donne qu'on se promène légers, avec chacun notre kit (plus ou moins légers selon les personnes, mais ceci est une autre histoire)

puis en plus de nos kits perso, à trois du SCASSE qui continuons de faire le déséquipement, nous nous partageons

- un premier kit de corde

- un second

- un troisième

on arrive dans un méandre un peu plus étroit, là ça devient vraiment physique au bout de 10h sous terre. Perso j'en bave, j'ai pas trop l'habitude de coltiner deux sacs sous terre..... jusqu'à ce qu'on arrive au dernier puits (qui, soit dit en passant est équipé avec un gros tas de pus de vieilles rognes en haut), un puits quenous avons rebaptisé ... le puits du 4ème kit, car nous y avons ramassé le dernier kit de cordes !

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Bertrand se charge des 2 plus petits kits avec chacun 45m de corde en 9,5mm (en plus de son sac avec le perfo, il a de la ressource le gars...), Nico et moi d'un kit chacun avec une corde de 60m en 8,5mm, et c'est reparti. Pas la moindre trace de ceux de devant... on se console en se disant qu'avec un peu de chance ils sont bloqués en train de se geler en haut d'un puits faute de cordes... Mais non c'était bien le dernier ressaut, semble t'il.

Cela dit plus loin, juste avant l'arrivée dans le collecteur, on retrouve 2 de nos zèbres qui remontent, ils se sont sans doute rendus compte de leur bourde, (est-ce plutôt Gérard qui a dû s'en rendre compte et leur demander de remonter !) Ils ont donc droit aux 4 kits.  On relativise quand même car il s'agit précisément des deux seuls qui sont remontés nous aider, ce qui était bien sympa de leur part !

On retrouve tout le monde, on mange un mini bout, et on repart après une pause d'à peine 10 minutes. On se sera pas beaucoup ennuyés pendant cette descente ! A ceux qui diront que la Diau c'est froid, je dirais que nenni, j'ai presque jamais eu froid tellement on s'est activés tout le temps !

Bref on part dans la Diau, là ça mouille vraiment. Et c'est super beau. Et c'est super pas facile à prendre en photos!

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Passage de la soufflerie, vu la température extérieure, le courant d'air est atomique.

On trace un peu comme des dingues, tout le monde a envie de sooooooooooooortiiiiiiiiiiiiir !!!

Sortie au bout de 12h sous terre. Il est 20h30.

On galope jusqu'aux voitures, j'ai la chance de faire partie de ceux qui font la navette. Je dis bien la chance car les autres attendront 1h dehors, plus ou moins bien vêtus selon leur degré de prévoyance ! A 23h on récupère tout le monde. On s'adore, mais les au-revoirs sont vite expédiés !

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 07:11
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en fait le Grand Glacier n'est pas un glacier, mais une grotte gelée avec une rivière et plein de stalactiques, stalagmites, draperies, méduses ... le tout en glace. 

Mais la première difficulté, sans gps, a été de trouver la grotte, au milieu d'un lapiaz plein de sapins et de trous... ça nous a pris un certain temps, car en plus il y avait des pelletées de neige!

 Grand-Glacier--14-.jpg  enfin bon, il fait froid là dedans. Le puit d'entrée en plus ou moins sec, à part plein de cristaux saupoudrés dans le méandre du début. On chausse des crampons en bas, pour une traversée d'anthologie du "lac" plus ou moins gelé (plutôt de la granita que de la glace, c'est assez flippant). Yves fait ses débuts en cascade de glace, et en solo s'il vous plaît ...
Grand-Glacier--17-.jpg  c'est vraiment incroyable ce que la glace a créé comme reliefs. Soit dit en passant, sans glace cette grotte n'a rien de mythique, digne de certains trous de Haute-Savoie!
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 mais bon trève de persiflage, c'est beau et c'est tout. En plus la marche d'approche (assez longue ... si on n'avait pas trouvé la grotte, on aurait eu les boules!) est bien sympa.

 

A faire, donc

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 21:18
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Une légende circulait dans les montagnes, signalant l'existence d'une TRES belle grotte, même pas sale, des puits superbes, des concrétions, et, parait-il même, découverte par des spéléos sympas.

Ca semblait louche.

On me la fait plus, je me suis déjà fait avoir!

Pourtant, pourtant ... la rumeur semblait fondée. Certains y étaient allés, en étaient même revenus, et charmés en plus. Et si tout ceci était vrai??

 

D'où ma présence ce samedi matin au PMU-bar-café-troquet des Carroz. Après avoir bu un café et refait le monde, ce qui prend un peu de temps quand même, nous partons pour une marche d'approche bucolique en raquettes. Le canyon est arrondi par la neige, et l'entrée de la grotte se fait par un toboggan de neige.  Ca commence très très bien.

Pour se changer, c'est tout confort, ils ont pensé à tout au SCMB. Même Alain, notre Monsieur Propre du SCASSE reste ébahi, ce qui n'est pas peu dire.

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 Bon, quand même, il y a eu un peu de publicité mensongère, on m'avait promis des volumes dantesques, et au début, il faut se pencher pour entrer... c'est pas sérieux, merde (même si ça dure 5 m maximum). S'en suit un méandre tout mignon, juste assez serré pour que ça soit ludique, juste assez large pour pas qu'on s'emmerde. Ensuite, les puits s'enchaînent, et là, c'est bien simple, c'est si beau que ça pourrait être du canyon! ;-)

Sérieusement, il y a des puits (le Sumo notamment) qui sont vraiment superbes. Et grands, 140m pour le Sumo justement. A descendre ça va nickel... à remonter, on en reparlera plus tard.

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 Ca s'enchaîne si bien que nous aurions pu arriver en bas en deux temps trois mouvements, mais fort heureusement pour nous, David veillait au grain. Avec Alain dans le rôle de l'éclairagiste et moi dans le rôle de la pin-up (on aurait aussi pu dire: la fille de service dans ce monde de barbus), nous enchaînons séance photo sur séance photo. J'en ai des crampes, mais je profite bien de la vue. Et j'arrête de charrier David car ses photos sont superbes, moi qui n'avait pas de photos en spéléo, maintenant c'est bon!
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 Nous finissons par arriver en bas, à -500, ce qui est l'objectif classique des visites de cette grotte. D'ailleurs nous nous y arrêtons, et on mange un bout avant de continuer dans la partie plus horizontale mais fortement concrétionnée. C'est superbe, on ne sait plus où donner de la tête. Des fistuleuses, des excentriques, mais aussi des fistulo-excentriques et des excentrico-fistuleuses! Mais aussi, et j'en passe: un aqueduc, des planchers stalagmitiques, des draperies, des méduses, c'est l'overdose!
 MDC-26.02.12-071--800x600-.jpgLE CELEBRE NID DE GUEPE DE -500
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 Re-séances photos, j'en profite pour admirer les fistuleuses d'un air béat (c'est mon rôle) mais néanmoins constipé dixit David (c'est fou, ça, même pas capable de rester 15 minutes en flexion sur les jambes sans trop respirer tout en souriant, les stars ont vraiment la grosse tête!!!!)
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C'est toute une histoire avec tous les flashs à placer, avec une préférence pour ceux qui se déclenche selon la luminosité, c'est à dire dans deux cas:

- quand le flash de l'appareil photo se déclenche, théoriquement

- mais aussi, pratiquement: quand on le regarde avec la frontale sur la tête pour voir pourquoi ce p... de flash n'est pas parti lors de la prise précédent

 

Christophe fait aussi des essais avec son appareil, avec de bons résultats aussi.
 MDC-26.02.12-126--800x600-.jpg
 

On remange et on repart, cette fois vers le haut. David me fait un cours de remontée en alternatif. Après quelques balbutiements, grâce à ses conseils, je finis par y arriver. Ca tombe bien, car il y a quand même de la hauteur à remonter, mais c'est équipé nickel, on est toujours contre la paroi, il n'y a pas de sortie de puits merdiques, alors ça passe bien.

 

David en profite pour remonter les cordes avant les crues de printemps, donc j'en profite pour souffler un peu. Il fait chaud, quand même, je trouve...

Mais cette opinion n'est pas partagée par tous, car une première équipe, remontée bien avant nous, nous attendait depuis une ou deux heures à l'entrée, ils s'impatientaient un peu je pense, mais se sont rattrapés sur le génépi de Christophe, pour se consoler!


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 sortie à la nuit, retour sous les étoiles en raquettes, assez magique.
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 Merci au SCMB pour cette superbe sortie, la Muraille était vraiment à la hauteur de sa réputation, le drame étant maintenant de continuer à gratter dans les trous un peu moisis où nous autres du SCASSE nous complaisons... le retour à la dure réalité va être difficile!!!

En plus j'ai doublé mon record de profondeur ça flatte toujours l'égo (oui depuis que je me considère comme un top-model des cavernes, mes chevilles me posent un problème pour enfiler mes bottes...déjà qu'il parait que niveau ego je dépassais bien des records, cette fois c'est la fin).

Pour un -500, c'est vraiment pas cher payé, très peu physique finalement (malgré le coup de chaud à la remontée)

 

Bref, de la spéléo que pour le plaisir!!

 

les jolies photos sont de D. Cantalupi du SCMB

http://scmb.cds74.org/indexFire.php

sauf les deux dernières qui sont de Christophe du Scasse

http://scasse.cds74.org/

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